Eyari
Communément appelé le Vieux-Mone, Eyari est le principal continent du monde connu, vaste territoire aux paysages variés et aux cultures multiples. Bordé par des mers profondes et traversé par de grandes chaînes de montagnes, Eyari abrite depuis la création des civilisations complexes, des royaumes humains aux vestiges d’anciens empires elfiques, en passant par des terres reculées encore peu explorées.
Le continent est marqué par son histoire tumultueuse : l’émergence de peuples intelligents, l’âge d’or des Hauts Elfes, la domination de l’Empire d’Aurelion, puis la fragmentation et la naissance de royaumes indépendants, tels que le Glenham sur l’île de Tollin. Chaque région conserve des traces de cette histoire : routes antiques, forteresses en ruines, artefacts magiques et traditions transmises de génération en génération.
Eyari est aussi un continent de contrastes : plaines fertiles et forêts épaisses, montagnes abruptes et côtes découpées, zones civilisées et terres sauvages. Cette diversité se reflète dans ses habitants : humains, elfes, nains, et autres peuples qui cohabitent ou s’affrontent selon les époques et les territoires.
Aujourd’hui, Eyari est un monde en équilibre précaire. Les royaumes stabilisés depuis des décennies tentent de reconstruire leurs infrastructures, de protéger leurs populations des menaces anciennes et nouvelles, et d’explorer les mystères laissés par les civilisations disparues. C’est un continent où les légendes côtoient la réalité, et où le passé continue de façonner l’avenir.
Géographie
Eyari est un continent vaste et varié, où se côtoient montagnes, plaines, forêts, rivières et côtes. Les paysages et les climats diffèrent fortement selon les régions, influençant la vie et les activités de ses habitants.
Reliefs
Le continent présente des chaînes montagneuses, des collines, des plateaux et des vallées. Certaines zones sont abruptes et difficiles d’accès, tandis que d’autres sont plus douces et propices à l’installation de villages et de cités.
Cours d’eau et lacs
Rivières et lacs traversent Eyari, fournissant eau, nourriture et voies de transport aux populations. Les cours d’eau facilitent l’irrigation et le commerce entre les régions.
Côtes et îles
Les côtes sont variées : certaines abruptes et rocheuses, d’autres douces et accessibles. Le continent comprend également de nombreuses îles, de tailles diverses, qui abritent des communautés isolées ou des ressources spécifiques.
Marais et zones humides
Des marais et zones humides parsèment certaines régions, offrant refuge à une faune et une flore particulières. Ces zones sont souvent difficiles à traverser et influencent les routes et les implantations humaines.
Déserts
Au sud du continent s’étend un vaste désert, étouffant et aride, où la végétation est rare et les conditions de vie difficiles. Il constitue un obstacle naturel entre les régions méridionales et le reste d’Eyari.
Climats
Eyari présente une grande diversité climatique :
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Le nord est froid et rigoureux, avec des hivers longs.
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Les plaines centrales bénéficient d’un climat tempéré, idéal pour l’agriculture.
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Le sud est plus chaud et sec, notamment dans la région désertique, tandis que certaines côtes méridionales profitent d’un climat doux.
Histoire
Le continent d’Eyari est façonné par une longue histoire de civilisations, de conflits et de renaissances. Son passé est organisé en grandes Ères, qui permettent de suivre l’évolution des sociétés et des pouvoirs sur ces terres.
Ière Ère — La Création
Les récits anciens racontent que les Créateurs fondèrent l’univers et les concepts fondamentaux, donnant naissance aux mondes et aux lois naturelles. Durant cette période, les premières créatures intelligentes émergent et commencent à former des communautés. La magie, élément fondamental de l’univers, se manifeste de façon sporadique mais puissante, et certaines sources anciennes survivent encore à travers le continent.
IIe Ère — L’Âge des Anciens
C’est l’époque où les civilisations elfes atteignent leur apogée. Les Hauts Elfes, en particulier, développent des connaissances avancées en magie et en sciences naturelles. Les premières tribus humaines et autres peuples intelligents se structurent, parfois en conflit, parfois en coopération. La fin de cette Ère est marquée par un événement mystérieux, connu sous le nom de Disjonction, qui voit la disparition soudaine des Hauts Elfes, laissant derrière eux des ruines et des anomalies magiques dont l’influence se fait encore sentir.
IIIe Ère — L’Âge des Royaumes
Après la disparition des Hauts Elfes, les peuples intelligents se regroupent en royaumes, souvent organisés par race, puis progressivement plus mixtes. De grandes guerres éclatent pour le contrôle des territoires et des ressources, tandis que des alliances et des empires naissent et s’effondrent. Les dynasties humaines, naines et elfiques se disputent le pouvoir, et les fondations des sociétés modernes d’Eyari commencent à se former.
IVe Ère — L’Hégémonie de l’Empire d’Aurelion
Au début de cette Ère, un Premier Empereur, Aurelius Valerian Magnus, proclame l’Empire d’Aurelion, fondé sur l’idéologie de la suprématie humaine. L’Empire instaure des routes commerciales, des académies, des centres administratifs et légalise l’esclavage. Certaines régions, comme l’île de Tollin, sont annexées et intégrées dans le système impérial, et des institutions magiques impériales sont créées pour renforcer le contrôle et la connaissance. Vers la fin de l’Ère, des révoltes éclatent et affaiblissent l’Empire, qui finit par s’effondrer administrativement et politiquement, laissant quelques loyalistes dans l’ombre.
Ve Ère — L’Âge des Cendres
Cette Ère commence après la chute de l’Empire et se poursuit jusqu’à nos jours. Les territoires se réorganisent, fondent de nouveaux royaumes et réévaluent leurs lois et frontières. Certaines régions parviennent à l’unification et à la stabilité, tandis que d’autres restent fracturées. Cette période est également marquée par des catastrophes, comme des épidémies massives et des migrations, qui façonnent durablement la démographie et l’économie du continent. Les populations, tout en reprenant leurs activités, doivent composer avec les menaces persistantes et les vestiges magiques de l’Âge des Anciens.
Sociétés & Cultures
Les sociétés d’Eyari sont extrêmement variées, reflet des reliefs, des climats et des ressources du continent. Certaines régions sont dominées par de grandes cités centralisées et administrées par des royaumes puissants, tandis que d’autres restent organisées en villages autonomes ou en tribus, souvent influencées par l’environnement local.
La structure sociale diffère d’une région à l’autre. Dans le nord et les montagnes, la vie est souvent communautaire et hiérarchisée autour de chefs ou de garnisons. Les habitants privilégient l’endurance, le courage et la discipline, car les conditions climatiques et les menaces extérieures exigent solidarité et vigilance. Dans les plaines et les terres centrales, la société est plus ouverte et tournée vers le commerce et l’agriculture, favorisant l’émergence de marchands, artisans et notables locaux. Les îles et régions plus isolées développent des modèles particuliers, parfois matriarcaux, tribaux ou communautaires, adaptés aux contraintes géographiques et aux ressources disponibles.
La culture d’Eyari s’exprime à travers des traditions locales, des fêtes saisonnières, des rites ancestraux et des arts variés. Les connaissances magiques héritées de l’Âge des Anciens restent présentes, certaines communautés les cultivant, d’autres les considérant avec prudence. L’artisanat, la musique et la narration orale sont des vecteurs importants d’identité et de transmission culturelle.
La religion est largement partagée sur le continent : la croyance en les Créateurs et leurs principes guide la vie des populations, même si les interprétations varient selon les régions et les coutumes locales. Certaines communautés intègrent également des cultes ancestraux ou des pratiques magiques anciennes, souvent liées à des sites naturels ou des vestiges de civilisations passées.
Enfin, les échanges et interactions entre les sociétés d’Eyari façonnent continuellement la culture et la politique du continent. Le commerce, les alliances, les migrations et les conflits favorisent la circulation des idées, des biens et des savoirs, tout en accentuant les différences régionales. Chaque région conserve son identité propre, mais toutes participent à un réseau complexe qui définit le continent dans son ensemble.
Économie & Ressources
L’économie d’Eyari repose sur une grande diversité de pratiques, en fonction des reliefs, du climat et des ressources locales. L’agriculture occupe une place centrale dans les plaines et les régions fertiles, où céréales, légumes, fruits, élevage et production laitière constituent l’essentiel de la subsistance et des échanges. Les populations des zones moins propices développent des systèmes d’exploitation adaptés : pêche, chasse, cueillette ou élevage extensif, selon les particularités de leur environnement.
Le commerce joue un rôle crucial dans le continent. Les routes terrestres et fluviales, les voies maritimes et les ports favorisent la circulation des biens, des denrées et des matières premières entre les régions. Certaines cités deviennent de véritables carrefours commerciaux, où s’échangent produits agricoles, artisanat, métaux, textiles et objets rares issus de contrées lointaines. Les marchés locaux, foires saisonnières et caravanes itinérantes sont des éléments clés de la vie économique.
Les ressources naturelles d’Eyari sont variées et exploitées différemment selon les zones. Les montagnes et collines fournissent pierres, métaux et minerais ; les forêts offrent bois, gibier et plantes médicinales ; les rivières, lacs et mers approvisionnent en poisson et en sel. Certaines régions conservent encore des vestiges magiques de l’Âge des Anciens, qui peuvent être utilisés dans l’artisanat ou la magie locale, et constituent des richesses uniques et convoitées.
L’économie est également influencée par la politique et les conflits. Les royaumes et cités contrôlent souvent les routes, les ports et les ressources stratégiques, ce qui façonne le commerce et la prospérité. Les périodes de paix favorisent les échanges et le développement, tandis que les guerres, raids ou catastrophes naturelles perturbent les flux et imposent la résilience des communautés.
Ainsi, l’économie d’Eyari apparaît comme un réseau complexe d’interdépendances : chaque région produit et échange selon ses capacités et ses contraintes, contribuant à la vitalité générale du continent tout en conservant ses particularités locales.
Faune & Flore
Le continent d’Eyari présente une grande variété de paysages, et sa faune et sa flore s’y adaptent de manière spécifique, souvent teintées de mystère et de magie.
Dans les plaines et terres fertiles, les cultures humaines cohabitent avec des troupeaux de bétail, des chevaux de selle et de traits, ainsi que de petits animaux sauvages comme lièvres, renards et oiseaux migrateurs. Les herbes et fleurs sauvages ne sont pas seulement comestibles ou médicinales : certaines possèdent des propriétés magiques, et il n’est pas rare que des voyageurs ou herboristes rapportent avoir croisé des licornes ou des cerfs aux bois iridescents, dont l’existence reste incertaine mais entretenue par les récits populaires.
Dans les montagnes et forêts denses, la végétation se fait robuste : pins, sapins et chênes millénaires dominent, tandis que lichens, fougères et arbustes rares prospèrent dans les zones rocheuses. La faune y est adaptée au climat rude : cerfs, bouquetins et lynx parcourent les versants escarpés, et des rapaces, parfois énormes et aux plumages étranges, survolent les vallées. Des rumeurs circulent sur des dragons endormis dans des cavernes, ou des loups aux yeux luminescents capables de disparaître dans la brume.
Les marais et zones humides sont caractérisés par une végétation dense et aquatique : joncs, roseaux, nénuphars et arbres tordus. Ces lieux abritent grenouilles, oiseaux aquatiques, reptiles et insectes, ainsi que quelques prédateurs plus rares évoqués dans les légendes. Certaines herbes et fleurs ont des propriétés magiques, prisées par les sorciers et guérisseurs. Des créatures mystérieuses, comme des esprits de l’eau ou des sirènes aux chants envoûtants, sont parfois évoquées par les habitants, mais leur existence demeure incertaine.
Les îles et zones côtières possèdent une flore influencée par les vents et les embruns : buissons résistants, herbes salées et arbres bas. La faune est souvent maritime ou semi-maritime : phoques, oiseaux de mer, poissons et crustacés abondent. Sur certaines îles isolées, on raconte l’apparition de créatures mythiques, de néréides aux eaux translucides à des serpents marins gigantesques, dont la présence ne peut être confirmée.
Enfin, les déserts du sud sont rares mais spectaculaires. La végétation y est clairsemée : cactus, buissons épineux et herbes sèches. La faune est adaptée aux conditions extrêmes : reptiles rapides, petits mammifères nocturnes et oiseaux migrateurs. Les caravanes de marchands racontent parfois avoir aperçu des créatures de sable légendaires ou des mirages animés par des esprits anciens.
Ainsi, la diversité des climats et des terrains d’Eyari façonne une richesse naturelle remarquable, où la magie et les légendes imprègnent le paysage. Chaque région possède sa propre identité écologique, et les rumeurs de créatures mythiques ou de phénomènes surnaturels nourrissent l’imaginaire des habitants et des voyageurs.